POR: JUSTINE TEMEYISSA PATALÉ/CAMERÚN/ EDICIÓN BILINGÜE ESPAÑOL - FRANCÉS/MOISÉS PASCUAL PÉREZ/PANAMÁ/LA CASA QUE SOY
1.-
VINOS ROJOS
Déjame morir amando,
amando...
no sé lo es el amor,
pero canta en el corazón
con la garganta llena
de trigo verde,
vinos rojos,
ebrios,
hasta el alba,
como astillas del sol,
clavada en el pecho,
desnudos,
derramados de mares extraños
y de fuego,
aún más vivo .
*
VINS ROUGES
Laisse-moi mourir en aimant,
aimant...
je ne sais pas ce qu'est l'amour,
mais il chante dans le cœur
avec la gorge pleine
de froment vert,
vins rouges,
ivres,
jusqu'à l'aube,
comme des éclats du soleil,
enfoncés dans la poitrine,
nus,
déversés de mers étranges
et de feu,
encore plus vivant.
2.-
SUS PLACERES
La noche nos envuelve
y nos hacemos invisibles.
El tacto nos descubre.
Barro del barro.
Estamos hechos
de cuerpos erectos,
estrellas muy lejanas
soles encendidos
y sueños como rocíos,
bien temprano.
En la noche
es el mismo nuestro rostro,
beso a beso,
infinitos, inacabables...
no quieren morir los amantes
nuestras manos acarician,
los secretos más oscuros,
tu luz interior, mis abismos
hundo y caigo
Y el gato mueve su cola,
girando,
ondulando como un reloj
de pared
a la misma hora,
el amor y la muerte
confabulan
sus placeres.
*
SES PLAISIRS
La nuit nous enveloppe
et nous nous rendons invisibles.
Le toucher nous découvre.
Argile d'argile.
Nous sommes faits
de corps dressés,
étoiles très lointaines
soleils enflammés
et rêves comme rosées,
tôt le matin.
Dans la nuit
c'est le même, notre visage,
baiser à baiser,
infini, inachevé...
les amants ne veulent pas mourir
nos mains caressent
les secrets les plus obscurs,
ta lumière intérieure, mes abîmes
je plonge et je tombe
Et le chat remue sa queue,
tournoyant,
ondulant comme une pendule
à la même heure,
l'amour et la mort
confabulent
leurs plaisirs...
les amants ne veulent pas mourir
nos mains caressent,
les secrets les plus sombres,
ta lumière intérieure, mes abîmes
je plonge et tombe
Et le chat remue sa queue,
tournant,
ondulant comme
une horloge
murale
à la même heure,
l’amour et la mort
confabulent
leurs plaisirs.
3.-
OTRA ES LA MIRADA
me miro en el otro
y somos el mismo
no necesitamos
espejos
ni vitrinas
somos el mismo,
el mismo,
con la única
diferencia
sustancial
que mi ojo
penetra
el metal
absurdo
de tus miedos,
te escondes.
y que tus ojos,
tus ojos,
absortos
miran sin mirar
el viejo cuerpo
desnudo
del reloj,
que ya no
mira
horizontal,
el mar envejecido,
pájaro de ceniza
naufragio
de inmigrantes,
mugre muda,
no patria
ni banderas,
dices dios o puta,
en cuatro patas,
insecto venenoso
oh dulce perfume
de pino en diciembre,
anticipado,
norte de sangre y guerra,
qué fragancia fúnebre,
te seducen...
el mismo,
el mismo rostro,
rastro de la muerte,
no es el mismo,
ahora,
en tiempos del oro,
el ojo del perro
con hambre,
ladra y ladra
exige
una dádiva
malgastada,
nadie llora,
me miro en el otro
y no soy el mismo,
no me reconozco
entre los
cadáveres sonrientes,
amo
las rosas que florecen
en jardines solitarios
afuera, la realidad
tras la ventana
del tren,
transcurre todo veloz
y es
telaraña de espejismos,
tu vida, vino malo,
ebrio,
perderás la memoria,
la menopausia,
tus ojos no son mis ojos
otra es la mirada
no eras tan bella
como te dijeron
las malas lenguas,
de aquellas diosas
de la discordia...
Hera, Atenea y Afrodita
y las otras
bellas y perversas
soy ahora
todos los espejos rotos
que yacen
en el desordenado piso sucio
del último bar .
*
L’AUTRE C’EST LE REGARD
je me regarde dans l'autre
et nous sommes le même
nous n'avons pas besoin
de miroirs
ni de vitrines
nous sommes le même,
le même,
avec la seule
différence
substantielle
que mon œil
pénètre
le métal
absurde
de tes peurs,
tu te caches.
et que tes yeux,
tes yeux,
absorbés
regardent sans regarder
le vieux corps
nu
de l'horloge,
qui ne regarde plus
horizontalement
la mer vieillie,
oiseau de cendre
naufrage
d'immigrants,
crasse muette,
ni patrie
ni drapeaux,
tu dis dieu ou pute,
à quatre pattes,
insecte venimeux
ô doux parfum
de pin en décembre,
anticipé,
nord de sang et de guerre,
quelle fragrance funèbre,
ils te séduisent...
le même,
le même visage,
trace de la mort,
ce n'est pas le même,
maintenant,
en temps d'or,
l'œil du chien
affamé
aboie et aboie
exige
un don
gaspillé,
personne ne pleure,
je me regarde dans l'autre
et je ne suis pas le même,
je ne me reconnais pas
parmi les
cadavres souriants,
j'aime
les roses qui fleurissent
dans des jardins solitaires
dehors, la réalité
derrière la fenêtre
du train,
file tout vite
et c'est
Une toile d'araignée de mirages,
ta vie, un mauvais vin,
ivre,
tu perdras la mémoire,
la ménopause,
tes yeux ne sont pas mes yeux
L’autre c’est le regard
tu n'étais pas si belle
que te l'ont dit
les mauvaises langues,
de ces déesses
de la discorde...
Héra, Athéna et Aphrodite
et les autres
belles et perverses
je suis maintenant
tous les miroirs brisés
qui gisent
sur le sol sale et désordonné
du dernier bar.
***
***
MOISÉS PASCUAL Pérez (Panamá, 1955). Poeta, narrador, fotógrafo, artista visual, educador, comunicador social y gestor cultural. Ha publicado, entre otros libros, TRAGANÍQUEL, y CONJUGANDO (premio nacional de poesía RICARDO MIRÓ, 2003 y 2010, Panamá) y EN EL PAÍS DE LOS PÁJAROS ABURRIDOS (Mención de honor en cuento en el Premio Ricardo Miró 2005).
MOISÉS PASCUAL Pérez (Panamá, 1955). Poète, narrateur, photographe, artiste visuel, éducateur, communicant social et gestionnaire culturel. Il a publié, entre autres livres, TRAGANÍQUEL, et CONJUGANDO (prix national de poésie RICARDO MIRÓ, 2003 et 2010, Panamá) et EN EL PAÍS DE LOS PÁJAROS ABURRIDOS (mention honorable en conte au Prix Ricardo Miró 2005).





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